BOUSSEAU
de Bazoges
Bazoges-en-Paillers, Tiffauges, Luçon, St-Georges-de-Montaigu
Déposé le 20 octobre 2007 par Jean Hennet
Sources - Recherches : Papiers de famille, Archives Départementales de la Vendée, Site Frappier
1. Maître René BOUSSEAU, sergent royal, marié à Marie de la RAYRIE.
Dont au moins 5 enfants :
1°) Jehan BOUSSEAU, baptisé le 17 juillet 1609 à Bazoges-en-Paillers, nommé par Me Jehan LOIZEAU, Nicolas BOUDEAU et Mathurine ARNAUDEAU.
2°) Marie BOUSSEAU, baptisée le 16 juillet 1612 à Bazoges-en-Paillers. Nommée par Messire Julien OUVRARD, prêtre curé de Bazoges.
3°) Thomas BOUSSEAU, baptisé le 9 avril 1614 à Bazoges-en-Paillers, nommé par Thomas LANION et Catherine DUBIGNON.
4°) René BOUSSEAU, qui suit en II.
5°) Mathurin(e) BOUSSEAU, baptisé(e) le 28 juillet 1616 à Bazoges-en-Paillers, nommé(e) par Messire THOUMAZEAU, prêtre et Jeanne N.
2. René BOUSSEAU, baptisé le 22 février1615 à Bazoges-en-Paillers, nommé par René ROY et Marie DUBIGNON, décédé après le 27 janvier 1675. Procureur fiscal de Bazoges-en-Paillers. Il épousa Perrine du CARROY, fille de Honorable Homme Mathurin DUCAROY, archer du corps du roi, et Mathurine ARNAUDEAU, dont au moins 6 enfants :
1°) Marie BOUSSEAU, baptisée le 1er novembre1646 à Bazoges-en-Paillers, nommée par Pierre BOUDAULT et Mathurine BOUSSEAU. Elle épousa un nommé Jean dont :
1a) Marie, baptisée le 27 janvier 1675 à Bazoges, nommée par Jean et Renée BOUSSEAU, enfants de René BOUSSEAU et Perrine du CARROY.
2°) Perrine BOUSSEAU, baptisée le 26 novembre1654 à Bazoges, nommée par Messire René RÉAU, prêtre vicaire de Bazoges et Françoise ROY.
3°) Louise BOUSSEAU, baptisée le 29 novembre 1657 à Bazoges, nommée par Me François VAUBAN et Louise BOUSSEAU. Elle épousa Michel BOUDEAU de la paroisse de Beaurepaire et est morte avant le 17/06/1715
4°) René BOUSSEAU, baptisé le 23/10/1660 à Bazoges, Nommé par Pierre BOUSSEAU et Marie LE FEBVRE. Décédé après le 27/01/1675.
5°) Jean BOUSSEAU qui suit.
6°) Renée BOUSSEAU
3. Honorable Homme Maître Jean BOUSSEAU, baptisé le 16 septembre 1665 à Bazoges en Paillers, nommé par Jean Blanchet et Marie Vinatreau. Notaire, Greffier royal de Beaurepaire et sergent royal. Il a été inhumé à Beaurepaire le 30 novembre 1708.
Il épousa le 18 janvier 1691 à Bazoges-en-Paillers Jeanne BROSSARD, orpheline de Salomon BROSSARD et de Dame Catherine N. ; elle était originaire de la paroisse St Roch de Paris où son père travaillait vraisemblablement chez le duc d’Orléans.
1°) Eusèbe BOUSSEAU, qui suit.
2°) Marie Anne BOUSSEAU, baptisée le 31 mai 1700 à Bazoges, Nommée par Jacques Henry Guigard, de la paroisse de Beaurepaire et Renée Gaboriau.
3°) Esprit Claude BOUSSEAU, baptisé le 14 juillet 1702 à Bazoges, nommé par Messire Esprit Pierre Baudry d'Asson, écuyer, seigneur de la Rodrie et Dame Marie Renée d'Arnault femme de Pierre Claude Baudry d'Asson, écuyer, seigneur de la Tizonnière.
4. Maître Eusèbe BOUSSEAU, baptisé le 16 mars 1699, il fut nommé Notaire Royal des Landes-Génussons par lettres patentes du 8 mai 1736 (voir ci-après). Il était également procureur fiscal de Beaurepaire.
Il épousa Catherine Seguin, née en 1697, décédée le 26 octobre 1768 à Bazoges en Paillers. Elle était probablement des Landes-Génussons.
1°) Pierre BOUSSEAU, baptisé le 1er janvier 1723 à Bazoges, nommé par Me Pierre SEGUIN, Notaire Royal et Dame Marie GIRARD. Le 12 septembre 1747 date à laquelle il était diacre et étudiant en théologie et en 1765 il est prêtre curé de la Barbâtre.
2°) N. BOUSSEAU, (acte illisible) baptisé(e) en novembre 1724, nommée par ? et Marie Charlotte SEGUIN, Jeanne BROSSARD est présente. (Il s’agit certainement de l’acte de baptême de Eusèbe Marie ou Marie Catherine BOUSSEAU dont les naissances n’ont pas été retrouvées)
3°) Eusèbe Marie BOUSSEAU, cité le 13 octobre 1644, date à laquelle il est dit rhétoricien.
4°) Marie Catherine BOUSSEAU, elle épousa le 8 février 1752 à Bazoges-en-Paillers Maître Jean Henry MORAND, marchand négociant, fils du défunt Jean MORAND aussi négociant et de demoiselle Marie BREBION de la paroisse d’Ardeley.
1a) Julie MORAND, née à Ardelay le 25 décembre 1753.
1b) Henry François MORAND, né à Ardelay le 11 janvier 1756, décédé à Luçon le 28 août 1834. Docteur en médecine. Il avait épousé à Montaigu le 16 mai 1786, Marie Anne Elisabeth MUSSET, y née le 19 mars 1758, décédée à Luçon le 8 mai 1837, fille de Me André Louis MUSSET, sieur de La Bretonnière, notaire royal et procureur, et de Marie Anne CADOU dont postérité.
5°) Jean Eusèbe BOUSSEAU qui suit.
6°) Elizabeth Angélique BOUSSEAU, baptisée le 13 avril 1733 à Bazoges en Paillers.
7°) Sophie Victoire BOUSSEAU, baptisée sous condition le 6 mars 1739 à Bazoges-en- Paillers, nommée par Me Jean François CHAIGNEAU et Renée LÉAUTÉ.
Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre à tous ceux qui les présente verront Salut. Savoir faisons que pour le bon et louable rapport qui nous à été fait en la personne d’Eusèbe Bousseau et de ses sens suffisantes capacités et expérience ; pour ces causes et autres nous lui avons donné et octroyé, donnons et octroyons, l’office de notaire royal au bourg et paroisse de Landes Génusson, sénéchaussée de Poitiers que tenait et exerçait défunt Pierre Seguin dernier possesseur par le décès duquel cet office s’est trouvé vacant... Du consentement des enfants dudit défunt par ledit Bousseau ainsi qu’il appert par la quittance du Sr Bertin… et cy attaché pour le ? de notre châtellenie ; Pour ledit office avoir tenir et dorénavant exercer jouir et user par ledit Bousseau conformément à la déclaration du 5 août 1722 aux honneurs, autorité, pouvoir, fonction, droit, fruits, profits, revenu et émoluments qu’a joui ou a du jouir ledit défunt Seguin et qu’en jouissent les autres titulaires de pareil office pourvu que ledit Bousseau ait atteint l’age de 25 ans accompli suivant son extrait baptistère du 16 mars 1699 dûment légalisé et cy attaché à peine de perte dudit office, nullité des présentes dès sa réception. Donnons le mandement à notre Sénéchal du Poitou ou son lieutenant général de Poitiers et à tous autres nos justiciers et officiers qu’il appartiendra que lui étant apparu de bonne vie, mœurs, âgé de 25 accomplis, conversation religion Catholique Apostolique et Romaine dudit Bousseau a de lui pris le serment accoutumé ils le reçoivent, mettent et instituent de par nous en possession dudit office l’en faisant jouir et user les honneurs, autorités pouvoirs, fonctions, droits, fruits, profits , revenus et émoluments susdits pleinement et paisiblement car tel est notre plaisir en témoin de quoi nous avons fait maître notre Scel auxdites présentes.
Le huitième jour de mai l’an de grâce mil sept cent trente neuf et de notre règne le 24ème et sur le repli par le Roy signé.
(La lettre est difficilement lisible et des pointillés marquent les endroits qui n’ont pu être lus.)
5. Maître Jean Eusèbe BOUSSEAU, Sieur de la Prenevie, baptisé le 8 juillet 1728 à Bazoges en Paillers, nommé par Maître Eusèbe GIRARD, écuyer, de Beaurepaire et demoiselle Marie Madeleine de VAUGIRAUD. Décédé avant le 5 février 1776.
Avocat, Juge et Sénéchal de la Châtellenie de Beaurepaire. Il épousa le 12 septembre 1757 aux Landes-Génussons Brigitte Marguerite CHESNEAU, fille de Pierre CHESNEAU, fermier puis marchand, et de défunte Marguerite CHESNE. Le père de la mariée malade ne put assister au mariage et il décède de fait le 20 octobre suivant. Le mariage eut lieu en présence de Catherine SEGUIN, Me Pierre BOUSSEAU, diacre et étudiant en théologie, Me Jean Henry MORAND et sa femme demoiselle Catherine BOUSSEAU, Me Pierre GAUTRET, Jeanne GOTREAU, Me Pierre POUSTIER, Me Pierre CHESNEAU Le jeune, Noble Me Louis Joseph GAUCHER, Sieur de Beaulieu, Me Gabriel CHESNEAU, prêtre curé de la Seguinière.
1°) Eusèbe Esprit BOUSSEAU qui suit.
2°) Brigitte Augustine Désirée BOUSSEAU, née et baptisée le 15 janvier 1765 à Bazoges en Paillers, nommée par Me Pierre BOUSSEAU, prêtre curé de Barbâtre représenté par son neveu Eusèbe Esprit BOUSSEAU et demoiselle Marie Augustine CHESNEAU. Elle épousa à Bazoges en Paillers le 17 janvier 1789 Me Jean René GAUTTIER du PERRAY, chirurgien juré, fils de Me René GAUTIER du PERRAY, greffier en chef de l’election de Châtillon et de Dame Marie Thérèse BOISSIND, dont postérité.
3) Pierre Constant BOUSSEAU, né le 6 juillet 1770 et baptisé à Bazoges-en-Paillers le 7, nommé par Pierre CHESNEAU et Marie Catherine BOUSSEAU ; il épousa à Bazoges-en-Paillers le 19 mai 1797, Charlotte Victoire GIRAULT, née vers 1776, fille de Julien François GIRAULT et de Marie Renée CHESNEAU, cette dernière, fille de Joachim CHESNEAU et de Renée MERLAND.
6. Messire Eusèbe Esprit BOUSSEAU, baptisé le 20 juillet 1758 à Bazoges-en-Paillers, nommé par Esprit CHESNEAU, prêtre et Catherine SEGUIN, grand-mère.
Avocat en Parlement, Procureur fiscal de la ville et du Vicomté de Tiffauges. Sans doute rallié à la révolution, il devient Président du tribunal de district de Montaigu. En mars 1793, les jeunes vendéens de Montaigu qui devaient être enrôlés prennent les armes qu’on leur donnent et les retournes contre les Bleus. Eusèbe Esprit qui devait assister à l’enrôlement parvint à s’échapper du château mais blessé, il erra deux ou trois jours à l’aventure avant de pouvoir rentrer à St Georges de Montaigu où il est vraisemblablement décédé.
Il épousa à Ste-Hermine le 18 janvier 1785, Jeanne Charlotte Henriette ROUSSEAU, fille de Jean Charles ROUSSEAU, Sieur de la Sablière, officier, et Jeanne Charlotte Henriette PELON. Elle était née et avait été baptisée le 25 juillet 1764 à Ste Hermine. Le mariage a été célébré en présence de Charles Baptiste ROUSSEAU, Sieur de la Sablière, Marthe Suzanne Adélaïde ROUSSEAU, frère et sœur de la mariée, Louis Samuel et Jean Pierre MACHEREAU, Magdeleine SAVARY, Pierre Constant BOUSSEAU, Augustine Brigitte Désirée BOUSSEAU, frère et sœur du marié, Marie Augustine CHESNEAU, Angélique Rose GAUCHÉ de BEAULIEU, Pierre CHESNEAU, Gabriel GERMAIN, Charles CHESNEAU, Marie CHENSEAU, Joseph Esprit GAUCHÉ de BEAULIEU, docteur en médecine, Yves Louis Joseph PAUMARD, avocat en Parlement, Louise PAUMARD, François GIRAUD, cousin et François GIRAUD son fils.
1°) Un enfant mort-né enterré le 14 septembre 1786 à Tiffauges.
2°) Charles Eusèbe BOUSSEAU, qui suit.
3°) Henriette Augustine BOUSSEAU, baptisée le 4 avril 1789 à Tiffauges.
4°) Constance Victoire BOUSSEAU, née à St Jacques de Montaigu le 5 août 1792, baptisée le lendemain à St Jean, nommée par Pierre Constant BOUSSEAU, oncle, et Victoire Charlotte GIRAUD, cousine du 3 au 4 dans l’estoc paternel et maternel.
7. Charles Eusèbe BOUSSEAU, né à Tiffauges le 17 décembre 1787. Propriétaire, percepteur en 1815. Il habitait route de Bourbon (La Roche-sur-Yon) à Luçon. Il épousa à Luçon le 17 novembre 1807, Marie Françoise Henriette Pélagie MERLAND de CHAILLÉ, née à Luçon, rue des Capucins, le 9 novembre 1788, et décédée le 19 juillet 1868 dans sa ville natale. Elle était fille de Henri Gabriel MERLAND de CHAILLÉ, docteur en médecine, et de Marie Françoise GABORIT de MARBOEUF. M. Merland de Chaillé avait caché des prêtres réfractaires dans sa maison de Luçon pendant la révolution.
De cette union sont nés :
1°) Marie Henriette BOUSSEAU, née le 3 novembre 1808 à Luçon et baptisée le même jour à la maison en danger de mort.
2°) Marie Stéphanie BOUSSEAU, née le 18 septembre 1810 à Luçon, et baptisée le même jour ; décédée le 28 octobre 1811.
3°) Charles Auguste Victor BOUSSEAU, qui suit.
4°) Charles, Alexis BOUSSEAU, né, baptisé et décédé le 26 mai1815 à Luçon.
5°) Pierre, Marie, Eusèbe BOUSSEAU, né à Luçon le 13 avril 1817 et baptisé le 16. Employé aux contributions indirectes à La Roche-sur-Yon, propriétaire aux Sables d’Olonne. Il épousa à Bournezeau le 9 juin 1852, Stéphanie Adélaïde ROUSSEAU, née à St-Hilaire-le-Vouhis le 6 mars 1807, fille de Charles Baptiste ROUSSEAU, sieur de La Sablière, et de Stéphanie PROVOST. Elle était veuve en premières noces de Léon Philippe Désiré BOUSSEAU.
6°) Marie, Henry, Edouard BOUSSEAU, né vers 1819, décédé le 6 octobre1825 à Luçon.
7°) Marie, Françoise, Caroline BOUSSEAU, née le 27 juillet1822 à Luçon.
8°) Marie, Joseph, Armand BOUSSEAU né le 3 janvier 1825 à Luçon.
9°) Marie, Félicité, Alexandrine BOUSSEAU, née le 9 mars1827 à Luçon, y décédée le 23 janvier 1903 ; sans alliance.
8. Charles, Auguste, Victor, BOUSSEAU, né à Luçon le 30 septembre 1812 et baptisé le 3 octobre 1812, il reçut pour parrain et marraine Victor Grégoire RENAUDIN et Augustine Brigitte Désirée BOUSSEAU. Médecin à Luçon puis à St-Georges-de-Montaigu où il est décédé le 21 mars 1869.
Il épousa à St Georges de Montaigu, le 30 septembre 1845, Rose Alexandrine JAUNET, née à la Roche Pépin de St Georges de Montaigu le 2 janvier 1817, fille de Pierre André JAUNET, percepteur au Boupère, et de Rose Charlotte PAYRAUDEAU. Mariage en présence de Henry Aimé MERLAND, 46 ans, médecin à Luçon, oncle de l’époux, Marie Pierre Eusèbe BOUSSEAU, employé dans l’administration des contributions indirectes à Bourbon-Vendée, 28 ans, frère germain, Charles Pierre TEXIER, propriétaire à Montaigu, 55 ans, oncle de l’épouse à cause de sa femme, feue Rose JAUNET, et Eugène Alexandre Pierre JAUNET, 30 ans, propriétaire à La Roche-Pépin, frère germain. Dont au moins :
1°) Charles Alexandre BOUSSEAU, qui suit.
2°) Jules, Marie BOUSSEAU, né le 17 septembre1853 à St Georges de Montaigu, décédé le 29 septembre1909, inhumé à Paimboeuf. Médecin à Paris. Il épousa Céline GARDAIS, née le 18 décembre1856 et décédée le 15 mars1932 sans postérité.
La mort du Docteur Jules BOUSSEAU
Au moment de lever la séance, M. Léon PAUMIER fils s’exprime ainsi
Tous les conseillers municipaux présents furent unanimes à rappeler les qualités d’esprit et de cœur du Docteur BOUSSEAU et décidèrent d’adresser à Mme BOUSSEAU et à sa famille l’hommage de leurs respectueuses condoléances.
Nous regrettons de devoir annoncer la mort du Docteur Jules BOUSSEAU, emporté brusquement, dans la nuit de mardi à mercredi, par une congestion. Lorsque la nouvelle s’est répandue dès le matin, la surprise et la consternation ont été générales ; on ne pouvait croire à cette mort subite, et, devant la réalité du fait, chacun donnait libre cours à ses regrets et à son chagrin.
Celui que nous perdons était l’un des meilleurs et aussi l’un des plus aimé d’entre nous ; c’était un médecin consciencieux et dévoué, un ami sûr. Depuis une trentaine d’année qu’il exerçait dans notre ville, quelle est la famille où il n’a laissé des traces de sa sollicitude et de son dévouement ? Il vivait la vie de ses malades, il partageait leurs inquiétudes, leurs angoisses. Confiant dans les progrès de la science, il cherchait des remèdes nouveaux pour calmer les souffrances quand il ne pouvait les guérir. Jamais dans une fête il ne fut vraiment gai si quelque malade le préoccupait, et brusquement, il quittait une réunion pour retourner à son chevet.
Désintéressé au dernier point, non seulement il ne réclamait pas d’honoraires, mais il laissait son argent chez ses clients pauvres ; il payait leurs remèdes ou leur faisait porter son vin. Et cela était fait avec une bonté et une discrétion telles, que Dieu seul aujourd’hui et ceux qui l’ont reçu savent le bien qu’il a répandu. Il était dévoué aux œuvres dont il s’occupait comme il était dévoué aux siens. Depuis dix ans qu’il était président des courses, il y employait tous ses efforts.
Partout son absence laissera un vide parce que partout il apportait sa Foi, sa vivacité, son entrain, la chaleur de son tempérament. Il regardait en face ses amis comme ses adversaires et jamais sa parole ou son attitude n’ont dissimulé sa pensée.
Il avait une allure physique, une franchise morale, qui dépassaient vraiment les platitudes actuelles, et faisaient de lui un homme d’élite.
Depuis un certain temps déjà, il se sentait atteint. Chose curieuse, il répétait à ses intimes que son père et sa mère étaient mort à cinquante-six ans, il ne dépasserait pas cet âge ! Dernièrement, il crut avoir une attaque dans une maison amie, et il sortit pour ne point donner un affligeant spectacle.
Il est mort bravement, dans la croyance de toute sa vie, après avoir mis sa conscience en règle, après avoir dit à sa chère femme un suprême « au revoir ».
Il avait recommandé que son enterrement eut lieu sans fleurs ni couronnes, sans discours ni ostentations. Pauvre cher ami, nous avons obéi à votre volonté, mais c’est un devoir aussi de ne pas laisser partir les plus vaillant et les plus chers sans un mot de regret et sans un cri d’adieu. E. C
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Les obsèques de M. le docteur BOUSSEAU ont eu lieu vendredi matin, à 9 heures, par un temps affreux. La nature semblait vouloir s’associer aux sentiments de regrets exprimés par tous et accroître par une pluie diluvienne l’angoissante tristesse de cette navrante cérémonie.
Dès 8 heure et demie, de toute la région on arrive, on se presse autour de sa demeure revêtue de tentures de deuil. Tous ceux qui l’ont pu sont venus dire un dernier adieu à celui qui fut pour eux un ami, souvent un bienfaiteur, toujours un médecin dévoué.
Bientôt le clergé arrive.
La levée du corps est faite par M. le curé de Corsept. Sur le cercueil, un seul bouquet de fleures naturelles. Les cordons du poêle sont tenus par MM. GAZANCHON DE CHAVANNES, président, COFFIN, juge du tribunal civil, RAGUET, docteur médecin, Paumier père, avoué.
Toutes les notabilités de Paimbœuf et des environs sont présentes. Nous remarquons ça et là : MM. Le Marquis de JUIGNÉ ; Joseph LE ROUX, conseiller d’arrondissement, maire de Corsept ; SAUGERAS, maire de Paimbœuf ; GUILLOU, maire de St Brévin ; EVAIN, maire de Chauvé ; MORICEAU, adjoint de St Père en Retz ; du ROSTU, le marquis de ROQUEFEUILLE ; de nombreux collègues du défunt, MM. JACQUIER, MOULIÉ, MÉREL ; des délégations des sociétés de secours mutuel « La Prévoyante » et « L’Association des Ouvriers et Ouvrières de la Corderie » ; une délégation de la « Fanfare Industrielle » ; les enfants des écoles libres, etc. etc.
La messe est célébrée par M. le curé de Paimbœuf et l’absoute est donnée par M. le curé de St Brévin.
Au cimetière, selon la volonté du défunt, aucun discours n’est prononcé.
Après avoir rendu un dernier hommage à cet homme de bien, chacun se retire en commentant cette mort si précipitée et en racontant les nombreux actes de bienfaisance dont le Docteur BOUSSEAU entourait une grande partie de sa clientèle.
Puissent les nombreux témoignages d’estime et de sympathie qui lui ont été adressées être un adoucissement au vif chagrin de Mme Bousseau et de sa famille à laquelle nous adressons nos sincères sentiments de condoléances.
9. Charles Alexandre BOUSSEAU, né à St Georges de Montaigu le 17 décembre 1850. Médecin
à Luçon où il est décédé le 12 janvier 1926. Il avait épousé à Luçon le 30 juin 1879,
Marie Rose Henriette AUJARD, née à la Vergne-Gestin de La Limouzinière le 23 mai
1859, décédée à Luçon le 14 septembre 1936, fille de Jules François Evariste AUJARD
et de Marie Rosine Adelina BIRÉ. Le mariage eut lieu en présence de Jules BOUSSEAU,
25 ans, médecin à Paris, frère de l’époux, Henri MERLAND de CHAILLÉ, 52 ans, médecin
à Luçon, son cousin, Alfred Augustin BIRÉ, 52 ans, docteur en droit, notaire à Luçon,
oncle de l’épouse, et Victor GENNET, 48 ans, propriétaire à Bournezeau, son cousin.
1°) Charles Marie Joseph BOUSSEAU, né à Luçon le 17 août 1880. Il épousa à Paris 17e le 27 juin 1928, Marie Louise Joséphine BOEDEC. Médecin.Croix de guerre. Chevalier de la légion d’honneur.
2°) Marie Adelina Henriette Félicie BOUSSEAU, née à Luçon le 2 novembre 1881, décédée à Deuil-la-Barre (Val-d’Oise) le 10 février 1968. Elle avait épousé à Luçon le 8 juin 1908, Constantin Pierre Joseph Lucien BONAFOUS, Officier de cavalerie (capitaine). Légion d'honneur, Croix de guerre, Président de l'UNC Luçon, fils de Lucien BONAF et de Marie DENIZOT.
1a) Marie-Henriette Charlotte BONAFOUS, née le 10 mars 1909 à Lyon, décédée le 20/09/1997 à Beaulieu sous la Roche. Elle avait épousé à Luçon le 31 mars 1937, Philippe Roger Armand CHEGUILLAUME, né à Nantes le 24 janvier 1908, décédé à La Roche-sur-Yon le 10 septembre 1983, fils de Joseph CHEGUILLAUME, avocat, maire de Soullans, et de Marguerite Marie Renée MARION de PROCÉ. dont postérité.
3) Marguerite Marie Aimée Gabrielle BOUSSEAU, née à Luçon le 27 avril 1883, décédée à La Chaize-le-Vicomte le 4 août 1961.
4) Henriette Marie Adelina BOUSSEAU, née à Luçon le 5 janvier 1885.
5) Joseph Henri Léon Marie BOUSSEAU, né à Luçon le 2 mai 1889, décédé aux Herbiers le 14 août 1957. Il avait épousé Suzanne LEGRAS de GRANDCOURT, née à St-Fulgent le 6 février 1894, fille d’Eugène Emile LEGRAS de GRANDCOURT, et de Juliette LIGERON, dont Gérard.
6) Louis Marie Alfred Eugène BOUSSEAU, né à Luçon le 23 octobre 189, mort au Champ d’honneur à Bixchoote (Belgique) le 6 novembre 1914.
